📊 +10 % d’arrêts indemnisés entre 2019 et 2024 :
La réponse gouvernementale semble s’orienter vers un double objectif → renforcer le contrôle et maîtriser les coûts.
🔎 Ce que prévoit la réforme
🔹 Durées plafonnées
À compter du 1er septembre 2026 :
➡️ 31 jours pour un arrêt initial
➡️ 62 jours en cas de renouvellement (sauf exceptions médicales)
🔹 Indemnisation réduite
Le plafond des IJSS est déjà passé de 1,8 à 1,4 SMIC depuis avril 2025
🔹 Contrôle renforcé
📡 télécontrôles
📡 lutte contre le « nomadisme médical »
📡 création d’un « bouton d’alerte » afin de prévenir « en un clic » l’Assurance-maladie d’un éventuel arrêt maladie suspect dans l’entreprise
⚖️ Une réforme centrée sur le contrôle ?
Ces mesures traduisent une volonté de mieux encadrer les arrêts de travail.
Mais elles soulèvent aussi plusieurs interrogations :
👉 le renforcement des contrôles est-il de nature à répondre durablement à la hausse des arrêts ?
👉 le rôle confié aux employeurs dans le signalement peut-il modifier l’équilibre des relations de travail ?
⚠️ Quels sont les risques à prendre en considération :
❓des retours au travail potentiellement plus précoces
❓un risque de rechute ou de fragilisation de certains salariés
❓une hausse des inaptitudes et des ruptures de parcours
❓un éventuel report vers d’autres dispositifs (invalidité, chômage…)
Sans que ces effets ne soient, à ce stade, pleinement mesurables.
💡 Quelles alternatives envisager ?
Plusieurs pistes sont régulièrement avancées dans le débat :
✔️ renforcer les politiques de prévention en entreprise
✔️ mieux prendre en compte les conditions de travail (RPS, pénibilité…)
✔️ développer l’accompagnement des arrêts longs pour éviter la désinsertion
✔️ réfléchir à des mécanismes incitatifs pour les employeurs (type bonus-malus)
💬 Le vrai sujet n’est peut-être pas le contrôle… mais la prévention.