C’est exactement pour cette raison que cette infirmière s’est vu refuser la reconnaissance de son cancer du sein comme maladie professionnelle.
Et pourtant… elle a gagné.
👩⚕️ Pendant près de 25 ans, elle a travaillé exclusivement de nuit (environ 140 nuits par an).
En 2014, le diagnostic tombe.
➡️ Du côté de l’administration :
refus classique
– pas de lien direct et certain
– maladie multifactorielle
– incertitudes scientifiques
👉 Bref : pas de certitude, donc pas de reconnaissance.
⚖️ Mais le tribunal administratif de Marseille (3 mars 2026) change la donne.
Et c’est là que la décision devient majeure.
💡 Le juge pose clairement un autre standard :
✔️ Le lien doit être direct
❌ Mais il n’a pas à être certain
❌ Ni exclusif
👉 Une probabilité suffisamment élevée peut suffire.
Et concrètement ?
🔬 Le tribunal s’appuie sur :
– les études scientifiques sur le travail de nuit
– les perturbations hormonales et de la mélatonine
– l’absence d’autres facteurs de risque significatifs
➡️ Il construit un faisceau d’indices cohérent.
❗ Et surtout :
il refuse de s’arrêter à l’incertitude scientifique.
👉 L’absence de certitude médicale n’empêche pas la reconnaissance juridique.
📌 Résultat :
l’hôpital est enjoint de reconnaître l’imputabilité au service.
🎯 Ce que cette décision change vraiment :
✔️ La certitude scientifique n’est plus un prérequis
✔️ Le caractère multifactoriel n’est plus un obstacle automatique
✔️ Le raisonnement probabiliste est pleinement assumé
👉 Et ça, en pratique, peut faire basculer de nombreux dossiers.