C’est exactement ce qu’a fait l’employeur dans l’un de nos dossiers.
🔎 Les faits :
– Un salarié en arrêt après un accident du travail
– Fin des arrêts
– Aucune visite de reprise organisée
– Plusieurs mises en demeure
– Puis un licenciement pour faute grave pour « absence injustifiée »
L’argument patronal était simple :
« Il ne s’est pas présenté. Il ne répond pas. Il abandonne son poste. »
⚖️La Cour d’appel n’a pas suivi.
📍Cour d’appel de Saint-Denis – 29 Janvier 2026
La juridiction retient que :
✔️ L’organisation de la visite de reprise incombe à l’employeur
✔️ Le salarié n’a pas à se présenter physiquement pour la déclencher
✔️ L’absence de visite constitue un manquement
✔️ Le licenciement pour absence injustifiée ne tient pas
Résultat :
👉 Résiliation judiciaire aux torts de l’employeur (car antérieure au licenciement)
👉 Effet d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse
👉 Plus de 70 000 € de condamnations principales
📌 Mais surtout : cette décision s’inscrit dans un mouvement jurisprudentiel plus large.
🔄 Cass. Soc., 14 janvier 2026, n° 24-19.652
La Cour de cassation vient d’opérer un revirement majeur.
Désormais :
Dès que l’employeur connaît la date de fin de l’arrêt de travail,
✔️ il doit organiser la visite de reprise,
✔️ même si le salarié ne se manifeste pas,
✔️ même s’il ne reprend pas son poste,
✔️ même après plusieurs relances.
➡️ À défaut, l’absence ne peut être considérée comme injustifiée.
Autrement dit :
Ce que la Cour d’appel a jugé dans notre dossier devient aujourd’hui une règle nationale clairement affirmée.
💡Message pour les employeurs :
La visite de reprise n’est plus une formalité administrative.
C’est un verrou juridique.
La précipitation disciplinaire coûte cher.